Pourquoi il y a un TL;DR au début de mes articles

On ne va pas se conter d’histoires : des fois, un texte est long. Pas long pour rien, pas long pour faire savant, juste long parce qu’il y a du vrai stock dedans. Mais tout le monde n’a pas toujours le temps, l’énergie ou l’envie de passer au complet dans la grange avant de savoir s’il y a vraiment quelque chose d’utile au fond.

C’est là que le TL;DR arrive.

TL;DR, ça veut dire Too Long; Didn’t Read. En bon québécois libre, ça revient à dire : « j’ai compris, mais donne-moi donc le résumé avant que j’aille nourrir les poules ». C’est une vieille habitude d’Internet, un peu moqueuse au départ, qui est devenue surtout une façon pratique de résumer l’idée principale d’un texte.

Autrement dit, le TL;DR, c’est le petit tas en avant de la porte. Tu regardes ça, puis tu sais vite si tu entres dans la bâtisse ou non.

Ce n’est pas là pour abêtir le monde, ni pour faire croire que lire trois paragraphes est devenu un exploit olympique. C’est juste une manière simple de respecter le temps du lecteur. Il y en a qui veulent tout lire, avec les détours, les exemples et les nuances. Il y en a d’autres qui veulent d’abord savoir où on s’en va avant d’embarquer dans le tracteur.

Le niveau de langage suit la même logique. TL;DR, ça vient du web, donc oui, c’est un peu familier, un peu direct, pas mal moins coincé qu’un « résumé sommaire de l’argument principal ». Et tant mieux. On n’est pas ici pour cirer les mots au beurre. On est ici pour se comprendre.

Bref, le TL;DR, c’est la version courte pour les gens pressés, fatigués, prudents, curieux, ou juste tannés du fla-fla. Le vrai texte est encore là. Le résumé, lui, sert juste à ouvrir la barrière sans faire faire trois fois le tour du champ.

Si tu veux, je peux te le resserrer encore pour en faire un mini-bloc d’intro de 2 ou 3 paragraphes max.